Nigéria – L’éternelle marée noire

Vendredi 21 Mars > 18h00

Titre original Nigéria – L’éternelle marée noire
Thématique : Pollution
Réalisateurs : Yann Le Gléau et
Sébastien Mesquida
Durée : 22 min.
Produit par : What’s up productions Année de production : 2010
Film français  – documentaire  

C’est l’une des plus grandes catastrophes écologiques au monde. Depuis plus d’un demi siècle, une marée noire perpétuelle souille le delta du Niger. Une histoire qui a commencé en 1956 quand Shell, la compagnie historique, ouvrait son premier puits à Oloibiri. 

Depuis, chaque année, l’équivalent d’un Exxon-Valdez, ce tanker de 180 000 tonnes échoué sur les côtes d’Alaska en 1989, se déverserait dans la mangrove. Résultat : un environnement dévasté, des populations locales incapables d’assurer leur subsistance et une rébellion qui menace la stabilité de la région.

A qui la faute ? Les écologistes dénoncent le laxisme des compagnies pétrolières et les avaries à répétition. Shell, Total, Agip, Chevron et les autres estiment que l’immense majorité des marées noires est due à des actes de sabotages sur les pipelines qui traversent le delta. Dans ce débat, le gouvernement ferme les yeux et se contente de toucher sa rente pétrolière qui assure 80% des revenus du pays.

La situation est telle que des groupes armés se sont formés pour réclamer une meilleure répartition des richesses. Kidnappings à la chaîne, sabotages à grande échelle, conflit ouvert avec l’armée…

Les habitants du delta sont pris entre deux feux et ne reçoivent de l’or noir que les fuites et les pollutions. Des villages entiers voient leur terre et leur mode de vie dévastés. Ils attendent souvent en vain des compensations que les compagnies pétrolières ne versent pas ou si peu.

Quel contraste avec le Golfe du Mexique où l’administration Obama et la pression internationale ont obligé BP à verser 20 milliards de dollars aux sinistrés ! Mais le delta du Niger n’est pas la Louisiane, l’Afrique n’est pas l’Amérique…

Le pétrole était une chance pour le Nigeria, il est devenu au fil des ans une véritable malédiction.

Prosperous Mountain

Vendredi 21 Mars > 18h00

Titre original Prosperous Mountain Thématique : Changement climatique, alimentation, écosystème, arctique
Réalisateur : Heidi C. Morstang Durée : 16 min.
Produit par : Heidi C. Morstang Année de production : 2013
Film britannique – documentaire www.hcmorstang.co.uk

Prosperous Mountain explore le territoire de l’Arctique et le rôle qu’il joue dans notre fragile écosystème.

Portraits de paysages inhospitaliers de l’hiver arctique, le film esquisse une réflexion sur l’intervention humaine dans les efforts déployés pour la récolte, le transport et la conservation des graines à l’échelle mondiale.

La biodiversité de la flore déclinant rapidement et plusieurs espèces végétales étant menacées d’extinction, certains pays collectent des graines pour s’assurer que le monde ne manquera pas de vivres dans l’avenir, mais le réchauffement climatique et les crises politiques menacent la survie des banques de semences.

La Svalbard Global Seed Vault, site de stockage sécurisé situé au coeur d’une montagne arctique, dans le permafrost, à 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, pourrait symboliser notre existence future.Filmé dans la voûte à semences mondiale de Svalbard, en Norvège, en février 2013.

Les marins verts du Yang Tsé

Vendredi 21 Mars > 17h00

Titre original Les marins verts du Yang Tsé Thématique : Pollution, barrage
Auteurs : CHEN Fu et SHENG Shiping Durée : 52 min.
Produit par : ICTV Solferino Année de production : 2010
Film français   – documentaire

Issu d’une famille traditionnelle de pêcheurs sur le fleuve Yangtsé, Liu Gujun, comme des milliers d’autres paysans et pêcheurs de cette région, a dû redéfinir son activité professionnelle dès le début de la construction du célèbre barrage des Trois-Gorges. 

Son père qui ne pouvait déjà plus exercer son métier du fait de la pollution fluviale croissante a demandé à son fils de nettoyer le fleuve. Dans la tradition chinoise de respect des anciens, il a pris les derniers souhaits de son père très au sérieux, d’autant que les déchets flottants, retenus par le barrage, étaient toujours plus nombreux à s’y accumuler, notamment sur les rives de la gigantesque agglomération de Chongking.

Depuis, Liu Gujun met toute son énergie dans cette mission et investit son argent personnel dans cette ambitieuse entreprise. En observant quelques uns de ces “marins verts”, nous serons les témoins privilégiés de leur vie quotidienne sur ces petits navires : ils y mangent et dorment, toujours à proximité des déchets qu’ils récupèrent dans la journée. Mais, maintenir le fleuve propre est une tâche qui, avec la montée continue des eaux du Yangtsé, devient plus difficile chaque jour.

Et si avant la construction du barrage, personne n’avait pensé à ce problème, aujourd’hui personne ne peut plus occulter l’évidence de la catastrophe écologique…

Nôgô, insalubrité

Jeudi 20 Mars > 19h30

Titre original Nôgô, insalubrité Thématique : Pollution, accès à l’eau
Réalisateur : Thierry Sharf Durée : 26 min.
Produit par : Bertrand Scalabre
Nuits blanches productions
Année de production : 2012
Film français   – documentaire  www.youtube.com/watch?v=m1IqE3DDPmQ

Bamako, Mali, quartier de Baco Djicoroni, novembre 2011 : la vie quotidienne d’habitants confrontés à l’insalubrité et à un accès difficile à l’eau.

Trois portraits croisés et sensibles, entre colère, espoir et désespoir.

Thierry Scharf

Thierry-Scharf-realisateur

Bio

Réalisateur, journaliste. Né en 1964.

Il a été pendant douze ans reporter pour l’émission de radio “Là-bas si j’y suis”, produite par Daniel Mermet sur France Inter. Expérience unique de douze années de documentaires sonores en France et dans le monde mêlant engagement, poésie et humanité.

Pour la télévision il a été journaliste sur divers programmes, plaçant toujours au centre de son travail le reportage, du “Vrai journal” de Karl Zéro (Capa- Canal +) à ”Questions de génération”, une émission sur les jeunes et la politique (Eden-France 4) en passant par la chaine Planète ou encore “Histoires d’A”, une série d’émissions documentaires sur l’amour (Eden-Canal+)…

En 2010 il a réalisé un documentaire remarqué, “Port à l’Anglais”, sur la mémoire d’un quartier de banlieue parisienne.

Note du réalisateur

Ce film est né de l’envie d’une fondation d’entreprise (publique), la fondation Sadev, de faire un film sur les questions dont elle s’occupe : l’accès à l’eau et l’assainissement, en l’occurrence à Bamako.

Je n’ai jamais fait de film “institutionnel” de ma vie et je dois même avouer une très sérieuse méfiance pour ne pas dire une certaine hostilité à l’endroit de l’action humanitaire. Mais la ”commande” était là diablement tentante : j’avais carte blanche.

La fondation connaissait mon travail et venait me chercher pour continuer de l’exercer comme je l’entendais. Aucun de nous ne voulait d’un film “institutionnel”. Le sujet de l’assainissement est plutôt technique et ce n’est pas ce qui m’intéresse.

J’ai décidé de rentrer dans le sujet par l’humain, la vie quoi. Beaucoup de films ont été faits sur la question de l’eau. Et souvent des films à thèse, dénonçant la rapacité de grandes sociétés privées et les logiques libérales. La question n’est pas là au Mali. Après avoir été renationalisé, le secteur de l’eau fonctionne toujours aussi mal.

La solution je ne la connais pas. J’ai préféré m’en tenir au constat, au vécu des habitants tel qu’il m’est apparu.

J’ai eu envie pour ce film d’être au plus près de la population. Je ne voulais pas de discours. Je ne voulais pas non plus de personnage charismatique, de leader, de responsable quel qu’il soit. J’ai voulu un film modeste. Ce qui ne veut pas dire simple.

Baco Djicoroni est ce qu’on appelle un quartier “périphérique” de Bamako. La ville explose et ne cesse de déborder. Alors que Bamako connait la sixième croissance urbaine du monde, le Mali est un des pays les plus pauvres de la planète. Impossible dès lors de fournir aux nouveaux habitants le niveau minimum d’équipement qu’ils seraient en droit d’attendre. Le résultat de cette impuissance est un accès à l’eau cher et donc injuste et un niveau d’insalubrité insupportable. Les eaux usées ne sont pas ou mal évacuées et les ordures même plus ramassées.

Vingt-six minutes pour montrer, alerter, tenter de comprendre et peut être… aider.

Rivières perdues

Jeudi 20 Mars > 17h30

Titre original : Rivières perdues Thématique : Activisme, rivières, art
Réalisateur : Caroline Bâcle Durée : 52 min.
Produit par : Katarina Soukup Année de production : 2012
Film canadien  – documentaire  vimeo.com/50839044

Autrefois, dans pratiquement toutes les villes industrielles coulaient d’innombrables rivières. Les maisons étaient érigées le long de leurs berges. Les routes embrassaient leurs courbes. Et leur courant permettait d’alimenter moulins et usines. Mais, au fur et à mesure que les villes grandissaient, la pollution a envahi les rivières à tel point qu’elles sont devenues de vrais canaux pour des maladies mortelles telles que le choléra, l’équivalent au XIXe siècle de la peste noire. Alors la solution a été d’enfouir les rivières sous terre et de les fondre aux réseaux d’égout.

Aujourd’hui, sous la ville, elles continuent de couler, hors de la vue et des préoccupations de ses habitants … du moins jusqu’à maintenant. En effet, des citadins se sont lancés dans une quête pour se réapproprier leur environnement naturel.

Rivières perdues nous entraîne dans une aventure souterraine aux quatre coins du monde, en compagnie d’explorateurs urbains clandestins afin de reconstituer l’histoire de ces rivières urbaines perdues, notamment grâce à des cartes d’archives. Nous partons à la recherche de cours d’eau disparus comme la petite rivière Saint- Pierre à Montréal, le ruisseau Garrison à Toronto, la rivière Tyburn à Londres, la rivière Saw Mill à New York et la rivière Bova-Celato à Brescia, en Italie.

Y a-t-il des chances que nous puissions un jour revoir ces rivières? Pour trouver la réponse, nous rencontrerons des penseurs urbains visionnaires, des activistes et des artistes du monde entier.

Forlane 6

Jeudi 20 Mars > 17h00

Titre original : Forlane 6 Thématique : Art, recyclage, milieu sous-marin
Réalisateur : Michele Di Salle Durée : 29 min.
Produit par : Hullabaloop et Limited Music Trade Année de production : 2013
Film italien – documentaire forlane6studio.com

“FORLANE 6 STUDIO” fait partie du projet “I Am”, une série documentaire sur des artistes émergents dans le monde.

Cette histoire – filmée en Crête, Grèce – nous parle d’un jeune couple français : Hortense et Mathieu. Ils vivent à bord de leur petit voilier, le Forlane 6.

Ce sont des artistes ainsi que des plongeurs. Leurs travaux consistent en la réalisation de sculptures et d’installations sous-marines éphémères qu’ils documentent et partagent à travers le médium photographique.

“Nous souhaitons donner une nouvelle vie à des objets et des matériaux consommés rapidement et sans considération. Travailler sous la mer nous permet de donner des caractéristiques organiques à ces objets et de créer des sculptures expérimentales et imprévisibles.”

Eaux Troubles

Mercredi 19 Mars > 17h52

Titre original Eaux Troubles Thématique : Pollution, élevage de poissons
Réalisateur : FEI Youming et LIU Shuo Durée : 52 min.
Produit par : ICTV Solferino Année de production : 2012
Film français – documentaire
www.ictv-solferino.com/component/magebridge/eaux-troubles

Sur la côte de la mer de Bohai, au nord-est de la Chine, les plateformes pétrolifères et l’implantation d’industries lourdes ont transformé depuis longtemps ce golfe en une zone économique certes très prospère, mais aussi peu à peu, en un haut lieu de pollution. Affectant ainsi toute la filière de la pêche, déjà en difficultés pour cause de sur-exploitation des fonds marins.

Malgré ce constat, et pour répondre à une demande toujours plus importante de poissons en Chine, de nombreuses exploitations piscicoles ont vu le jour ces dernières années : aujourd’hui, on parle de plus de 400 élevages de poisson dans la région.

Lao Li est l’un des barons du secteur, bien décidé à suivre à la lettre la devise en vigueur depuis les réformes en Chine : enrichissez-vous !

Implanté ici depuis quelques années, il y pratique l’élevage d’alvins et de plusieurs sortes de poissons. A la tête d’une trentaine d’employés qui travaillent à la ferme, aidé par son neveu, et un contremaître fidèle qui s’occupe des ouvriers, il se concentre sur le négoce et les missions.

Fleurs du futur : Agua Boa

Mercredi 19 Mars > 17h00

Titre original Fleurs du futur : Agua Boa Thématique : Activisme
Réalisateur : Valérie Valette Durée : 52 min.
Produit par : Valliance Année de production : 2012
Film français – documentaire  vimeo.com/27050324

Depuis 2003 au Brésil, dans un bassin d’un million d’habitants, le programme « Cultivando Agua Boa » restaure la démocratie participative, répare les passifs environnementaux et prépare un futur viable, en s’appuyant sur la qualité de l’eau et la gestion du territoire par micro-bassins.

Un exemple réussi de volonté politique publique, alliée à une éthique socio-écologique de pointe. Une méthodologie adaptable partout dans le monde.

Kon-Tiki the movie

Soirée de clôture

Soirée gratuite sur inscription sur le présent site

Vendredi 21 Mars > 19h30

Titre original : Kon-Tiki The Movie Thématique : Aventure, histoire
Auteur : Petter Skavlan Durée : 83 min.
Réalisateurs : Joachim Rønning, Espen Sandberg Année de production : 2012
Produit par : Aage Aaberge, Jeremy Thomas, Recorded Picture Company and Nordisk Film Production AS Festivals, nominations : Oscar® 2013 and Golden Globes 2013  for Best Foreign Language Film, Toronto Film Festival 2012 – Official Selection
Film norvégien – documentaire  www.kontikidefilm.com

Le 28 avril 1947, Thor Heyerdahl quitte sa femme et ses enfants pour s’embarquer avec un équipage de cinq hommes inexpérimenté sur le Kon-Tiki, un radeau en balsa. Il part du Pérou et met le cap sur la Polynésie. En se lançant dans cette traversée de huit mille kilomètres, l’anthropologue et aventurier norvégien veut prouver que la Polynésie a été peuplée par des colons venus d’Amérique du Sud et non d’Asie comme les théories scientifiques l’établissaient à l’époque. À part une simple radio, l’équipage ne dispose d’aucun appareil moderne à bord et compte pour seule compagnie un perroquet. Sous les projecteurs de la presse mondiale, ils traversent l’Océan Pacifique en s’orientant sur les étoiles et en se laissant guider par les courants.

Les six hommes doivent affronter une nature hostile, la violence des tempêtes, les requins et les périls de la haute mer pour conduire le Kon-Tiki à terre. Après avoir tout mis en jeu dans cette aventure, y compris son mariage, Heyerdahl est condamné à réussir.

MéDITERRANéE, NOTRE MER à TOUS

Jeudi 20 Mars > 21h00

Titre original : Méditerranée, notre mer à tous Thématique : Découverte, sensibilisation
Réalisateur : Michael Pitiot Durée : 90 min.
Produit par : Jean-Yves Robin
© HOPE production / CALT Production
Année de production : 2013
Direction de l’image : Yann Arthus-Bertrand  Film américain

La méditerranée est bien plus qu’une mer. C’est une région qui a vu grandir les civilisations humaines. Avec elle, l’homme a imaginé l’agriculture, le commerce, pensé la démocratie et écrit les pages des religions majeures de la planète.

La méditerranée, aujourd’hui, c’est aussi 427 millions d’habitants et 24 pays.  Et pourtant… il semble qu’on ne voit de cette partie du monde que ses guerres et ses crises à répétition. A-t-on oublié ce que Méditerranée veut dire? A-t-on oublié combien notre propre histoire est liée à cette région ?

Pour renouer avec cette région fascinante, il faut prendre de la hauteur. C’est le pari de ce film, entièrement tourné en aérien sous la direction de Yann Arthus-Bertrand. Pour la première fois, la Méditerranée est vue du ciel, jusque dans ses pays les plus inaccessibles comme la Libye, le Liban, l’Egypte ou l’Algérie.  Et ce voyage dans la géographie, l’histoire et le monde naturel esquisse un message. Celui d’une mer au destin unique, cette Mare Nostrum, notre mer à tous, qu’on appelle Méditerranée.